Le prospectus glissé dans la boîte aux lettres promet une ouverture de porte à un tarif dérisoire, avec un numéro et pas un nom. Le jour où la porte claque, on se souvient de ce papier, et c’est exactement là que les ennuis commencent. Voici comment repérer un dépanneur à éviter, ce qu’il faut dire au téléphone et ce qu’il faut faire quand le prix change à l’arrivée.
À quoi reconnaît-on un faux dépanneur ?
Une série de signaux se cumulent, rarement tous à la fois, mais toujours plusieurs :
- un numéro sans nom d’entreprise ni adresse, impossible à rappeler autrement
- un tarif très bas qui n’est jamais confirmé comme un total
- un technicien qui parle de perçage dès son arrivée, sans essayer une méthode douce
- une réponse évasive quand vous demandez le montant déplacement compris
- aucune facture détaillée à la fin, ou un total qui ne correspond à rien de ce qui a été dit
Un professionnel se présente, annonce un total avant d’intervenir et vous laisse le temps de dire non. Cette dernière phrase est la meilleure boussole.
Pourquoi les prix d’appel très bas sont-ils un piège ?
Parce qu’un déplacement, un outillage et une heure de travail ont un coût que personne ne peut ignorer. Quand le tarif affiché est dérisoire, la différence se retrouve ailleurs : perçage systématique, cylindre remplacé sans nécessité, pièce facturée très cher. Le client est alors devant un fait accompli, porte ouverte, serrure détruite, dehors depuis une demi-heure. Il paie pour en finir. Un prix fiable est un prix ferme, annoncé comme un total.
Que faire si le prix change à l’arrivée ?
- Refusez poliment tout supplément non annoncé : le prix donné au téléphone fait foi.
- Notez l’heure de l’appel, le montant annoncé et le nom de l’entreprise.
- Demandez le détail par écrit avant de signer ou de payer quoi que ce soit.
- Si l’artisan perce la serrure sans votre accord ou réclame beaucoup plus, vous pouvez refuser l’intervention et saisir la DGCCRF.
Vous n’avez pas à vous justifier : c’est à celui qui intervient de respecter ce qu’il a annoncé.
Un exemple tiré d’une rue pavillonnaire
Un habitant d’une zone pavillonnaire de Feyzin avait reçu un prospectus annonçant un tarif très bas, sans nom d’entreprise ni adresse. Au moment de la panne, il a choisi d’appeler ailleurs. Résultat : un prix ferme donné au téléphone, une facture conforme en fin d’intervention, et un rappel des signes qui doivent alerter. Il a conservé le prospectus, non pour s’en servir, mais pour en faire un exemple de ce qu’on ne lit jamais jusqu’au bout.
Quelles questions poser avant de laisser l’artisan se déplacer ?
Quatre questions suffisent pour trier. Quel est le nom de l’entreprise ? Quel est le montant total, déplacement compris, pour la situation que je décris ? L’artisan essaiera-t-il d’abord d’ouvrir sans percer ? Et recevrai-je une facture détaillée ? Si l’une de ces questions reste sans réponse claire, vous avez la réponse à votre propre question : cherchez ailleurs.
Quelques secondes de vigilance au téléphone évitent souvent des heures de regrets. Et si vous êtes bloqué dehors depuis un moment, la tension monte : raison de plus pour garder ces quatre questions sous la main.
Quel est le juste prix, alors ?
Le juste prix est celui qu’on vous dit avant, qui comprend le déplacement, et qu’on retrouve sur la facture. Pour une porte claquée, il démarre à 79 €. Pour le reste, il dépend de la porte, de la serrure et du travail, et la page tarifs détaille tout ce qui le fait varier. Pour un blocage en pleine journée, le fonctionnement d’un dépannage d’urgence y est décrit étape par étape.
Toutes les prestations de serrurerie de la commune sont présentées dans la rubrique services de serrurerie, avec la méthode et les pièces pour chacune. Et parce que la confiance se mérite, les serruriers que vous joignez à Feyzin préfèrent répondre à toutes vos questions avant de partir qu’à des reproches après.
Un doute sur un prix annoncé ? Appelez le 06 13 04 02 22 : on vous donne un total, déplacement compris, avant tout départ.